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Poème vie
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Page blanche
Voyage
Les lavandières
Vacance
Destinée
Quiètude
L'artiste
La luge
Les semailles
Le moulin
Bonne année
Sentimentalement votre
Rêverie
Noces d'or
Le journal
La Bretagne
Larmes de nuit
Deux étoiles
Douceur blanche
Réalité
Souffrance de femme
Page blanche
L'inspiration se fait désirer
Ma plume semble se languir,
Le souffle divin s'est éloigé
Appréhension pour l'avenir
Regard perdu dans l'espoir d'un signe
Une idée de texte, une pensée à écrire
Quand mes yeux se posent sur un cygne
Majestueux,maculé,si facile à décrire
Au loin j'entends la mélodie d'une flûte
Délicieux murmure par la grâce des notes
Nostalgie dans mon âme,images de deux flûtes
Trinquant dans la nuit,regards qui dénotent
Mon esprit s'envole,les mots renaissent de ma muse
Doucement se laisser aller, en paix l'écouter
Transcrire les paroles de mon coeur qui s'amuse
Et partager le poème quoiqu'il puisse m'en coûter
L'inspiration ne m'a abandonnée
Ma plume court sur le parchemin
En mon être les mots sont logorrhée
La main divine dessine mon destin.

Voyage
Sur l'aile d'un papillon
M'envoler dans le bleu azur
Sourire et retirer le bâillon
Légère,le coeur livré à l'amure
Plonger son regard vers l'horizon
Ne plus écouter que le murmure
Chants divins d 'une oraison
Que l'on souhaiterait perdure
Sur un nuage, dans l'abandon
Le monde oublier sans parjure
Du céans ,fredonner la chanson
Message d'un ange en mesure
Embarquement au cri de l'aiglon
Vers un univers sans torture
Voir la porte du paradis par l'acon
Y pénétrer et longer l'arcature.

Les lavandières
L'ancien lavoir fleurit de souvenirs
A l'eau douce ruisselante dans l'histoire
Mémoire d 'un temps révolu et déplaisir
L'écho des lavandières dans le soir
Allourdit de sentiments d'un passé archaïque
Dans l'onde, les larmes d'antan colorent ses reflets
De ces femmes à genoux et mélancoliques
Dans cet espace où plane le parfum des regrets
Prêtant attention à ce chant d oraison
Fusent les rires de l'exutoire salutaire
Evasion et bavardages dans la mélodie
Plaisirs éphémère dans l'assemblée égalitaire.

Vacance
Ta main dans la mienne
Sous la voute étoilée
Mon âme en joie et sereine
Sourire sur mon visage de reine
Mélodies iodées des vagues
Mourantes à nos pieds
Caresses légères du vent
Moment divin sans denier
Esprit libéré dans l'instant présent
Laisser à hier les tracas de la vie
Aujourd'hui est à gouter pleinement
Oublier demain et la bataille de survie
Le sable, la mer, la chaleur
Amour de mes jours à mes côtés
Rien ne manque à mon bonheur
Paradis en ces instants rêvés.

Destinée
Croisée des chemins
Coeur mystérieux
Larmes d' hier
L'amour pour demain
Vivre est une croix
Sur tes épaules faire légère
Le bonheur est une voie
A prendre sans hésitation
Doucement de l'aube s'éloigner
Mais te retourner tu ne dois
Derrière est un passé
Que tu ne peux refaire
Au crépuscule de ta vie
Amertume tu ressentiras
D'avoir fait le mauvais choix
A la croisée des chemins.

Quiétude
Ecouter le chant morne du feuillage vieilli
Dans le silence du vent diffusant sa complainte
Secouant les branches de cet arbre aux mille rides
Egrenant ses feuilles comme le temps écoule ses heures
S'isoler dans la plénitude de cet instant
Regarder sans voir , penser sans réfléchir
Libérer son coeur par des larmes cachées
Apaisant l'âme , délivrant l'angoisse
La solitude a ses moments divins et enchanteurs
Oublier son corps , oublier l'esprit
Juste se laisser porter par le cours de l'existence
Fermer les yeux , s'enivrer des parfums de la nature
Doux moment de sérénité volé à la dureté de la vie
Quiétude de l'onde dans la profondeur de mes tourments.

L'artiste
Amour qui de moi s'enfuit
Comme le rêve quitte la nuit
Tu laisses dans mon coeur meurtri
Un vide dans ce muscle pétri
Le sourire heureux s'efface
Des larmes en préface
D'une vie sans sève
A la souffrance sans trêve
L'étincelle de l'existence
De mon regard,fait absence
L'âme endormie et triste
Corps inerte de l'artiste
La représentation a pris fin
Bravo et cri supplanté au chagrin
Vision d'un clown sans maquillage
Mélancolie dessinant le visage
Quitter le cirque de la vie
Assumer la fatalité définie
Affronter le monde cruel
Et le provoquer en duel
S'ouvrir à l'autre beauté
Offrir son être au vent d'été
S'adonner au plaisir d'un soir
Et nourrir son coeur d'espoir.

La luge
Traineau de la vie,glisse sans cahot
Emporte moi sur le chemin, tracé par le destin
Ignore les embuches, survole et fait bûches
Toujours droit devant,cap le soleil levant
Outil sans faille qui jamais ne défaille
Sur le sentier des mots,efface les maux
Luge de l'existence aux moult exigences
Dans l'ornière de la vie,tombe les barrières
Le bonheur légal est pour moi mon régal
Sur ce traineau,insouciante,aveugle et confiante
Me laisser conduire et de ton charme me séduire
Fuser sur les parois de ton coeur teinté de douceur
Nourrir en secret le voeu,que la luge jamais ne s'arrête.

Les semailles
Quand je serais grand, je serais agriculteur
Dans les champs, au souffle du vent farceur
Je sèmerais les céréales de l'amitié et de l'amour
Surveillant cette graine dans les fins labours
Regard protecteur sur cette pousse fragile
Soins salvateurs de ma main fine et agile
Espoir dans l'horizon d'une pleine saison
Apportant sourire sur la danse du houblon
Que les semailles dans l'aurore du printemps
Apportent amis et amants sur le fil du temps
Dans la chaleur du soleil doux de juin
Eclore les épis et dorer ses jolis grains
Et quand le temps leur apportera maturité
Alors la moisson de l'amour va commencer
Enchantement dans les coeur en couleurs
Laideur sur la solitude et les heures
Passeront les rigueurs du froid de l'hiver
Silence du monde , sommeil de la terre
Quand à l'aube pointeront les premières lueurs
Renaissance de la vie ,requête de l'agriculteur.

Le moulin
Souvenirs nostalgie de ces vieux moulins
Défiant le temps et les ages bravant
Grandiose bâtisse à la mémoire d'antan
Agonie lente,allure émaillée de boulins
Dans le silence de son âme engourdie
Résonne dans le soir le chant du meunier
Courbant l'échine sous la farine en grenier
Râle d'effort, faillir lui était interdit
La rivière indissociable en ce lieu de charme
Caressant ses murs verdis et entachés
Eau vive et chantante aux reflets jaspés
Murmure en mon coeur dans la sérénité du carme
Duo rédempteur d'une pérennité d'esclavage
Tu gardes à mes yeux une valeur prestige
Pierres mystérieuses à l'histoire vestige
Ecrivains et Artistes ont estampé ton image.

Bonne année
Les voeux sont de rigueur
En cette année qui se meurt
Janvier nouveau sera t'il meilleur?
C'est l'espoir qui brûle les coeurs
Le nouvel an sera t 'il un sauveur ?
Pour ce monde fade et sans saveur
Où la crainte s'abat avec ferveur
Sur les miséreux sans faveur
Aux sans abris donner une demeure
A la solitude offrir la chaleur
Un mot ou un sourire est douceur
Qui apporte toujours le bonheur
Entamer ce nouveau cycle en vainqueur
Colorons nos jours de bonne humeur
N'oublions pas, pour encore quelques heures
De souhaiter 'bonne année' en offrant des fleurs

Sentimentalement votre
Angoisse: Elle serre le coeur, sans connaître l'auteur
Bonheur : Etoile les regards, et se déguste sans égard
Crainte: Annihile les projets, et laisse des regrets
Désir: L'assouvir est dessein, quand se dressent les seins
Emoi: Rougeur sur les joues,trouble qui nait en nous
Fatigue: Physique ou morale, la combattre est primordiale
Générosité: La bonté du coeur c'est donné un peu de bonheur
Humour: Le sel dans la vie mais le noir je proscris
Indulgence: Pardonner est facile mais comprendre est utile
Joie : Moment de liesse apportant aux jours l'ivresse
Knoch-out: Nouvelle affreuse survenant de la faucheuse
Larme: Perle d'émotion, naissante de l'âme en fusion
Malade: Injustice du monde, pour des privilèges immondes
Naïveté : Donner sans compter et un jour se voir répudier
Opprimé: Abus de pouvoir, sans droit ni faire-valoir
Plaisir: Délice d'une existence, à consommer dans l'outrance
Quiètude : Evasion de l'esprit, pour un voyage sans mépris
Rebelle: Dans son être, insoumise aux lois qui régissent
Sourire: Grâce d'un visage, et d'un coeur de passage
Tristesse: Voilage sombre, recouvrant les heures de son ombre
Unité: Mariage de deux corps, avec l'amour en accord
Vivre: Goûter chaque minute et du bonheur faire sa lutte
WXY: Sentiments indéfinissables,sans nom et cependant non négligeables
Zen: Illumination du coeur rechercher dans la méditation.

Rêverie
Dormir serait doux et bon
Rejoindre d'autres horizons
Peut être une belle saison
Quitter ce ciel moribond
Mettre les nuages en couleurs
Soleil et lune en valeur
Les jours s'écoulant en douceur
Les ténèbres berçant le rêveur
Le luth prendrait sa revanche
Délicieuse mélodie d'une anche
La terre jonchée de roses blanches
L'oiseau lyre pépiant sur la branche
Apprécier la beauté du paysage
Les sourires sur les visages
La sérénité en bon présage
Criant au monde son message
Abolir les cris et les larmes
Rendre à la vie son charme
Semer le bonheur qui désarme
Ecouler le sang dans la marne
Merveilleux songe doré
Qui,ma nuit avait paré
Cette balade j'ai adoré
Ce sommeil j'ai savouré.

Noces d'or
Pour le meilleur et pour le pire mais au nom de l'amour
Vos destins se sont joints pour une vie de toujours
Vous vous êtes dit oui pour prendre ce hasardeux chemin
Un jour où vos coeurs, heureux, chantaient dans le matin
Que d'années égrenées,que d'obstacles franchis
Le fleuve de la vie est un long cours définit
Naviguer sans escales est votre destinée
Vos mains et vos coeurs à jamais enlacés
En ce jour heureux,aux couleurs de liesse
Vos sourires satisfaits, parfumés de jeunesse
Enfants et petits enfants aujourd'hui réunient
Fleurs du bonheur sur l'arbre de la vie
Célébrer ces 50 années sur le fil de l'existence
Regard sur un passé où l'amour fait présence
Que demain soit paisible sur le sentier de l'aurore
D'un éternel diamant étiolant cette feuille d'or

Le journal
Quand enfin s 'achève le jour,
Apportant lentement le crépuscule.
Je m'apprête ,sans gène et sans détour,
Au rituel heureux mais non ridicule.
Avec impatience,le retrouver,ami fidèle.
Qui m'accompagne dans mes soirs.
A la lueur d'une simple chandelle,
Ambiance ludique pour confier mes déboires.
Je m'adonne sans aucune retenue.
De tout mon être, sur lui m'étendre.
Inconditionnellement me mettre à nue.
Car sans juger, il sait m'entendre.
Sur ces pages lisses et vierges,
Seule ma plume trouble le silence.
Moment magique où, sereine ,
Je couche mes intimes confidences.
Dans ma vie calme et insipide,
Régie par la solitude, dévouée et loyale.
De toute mon âme, je te fais complice.
Dépositaire sincère,tu es mon ami, mon journal.

La Bretagne
Dans la brume du matin
Effaçant mon rêve coquin
Mon coeur se ravit du voyage
Evasion nocturne sur ton rivage
De toi je suis sous le charme
Ta beauté me tire une larme
Etendue profonde aux côtes fabuleuses
Abysses insondables et mystérieuses
Quand sur la falaise à toi je fais face
Insignifiante et subjuguée je m'efface
Dans le tumulte de tes ardeurs
Les rochers essuient tes fureurs
Impossible beauté allier au merveilleux
Le malheur tu engendres, périples audacieux
Combien de vies as tu englouties?
Combien de marins pour toi ont péri?
Attirante on te brave sans cesse
Ensorceleuse tu te fais pécheresse
Sur tes rivages mon coeur a jeté l'ancre
Dans mes murmures pour toi j'use d 'encre

Larmes de nuit
Au profond de l'iris scintille une étoile
Nébuleuse au coeur de la nuit mensonges
Cape de langueur recouvrant d 'un voile
L'image d'un astre où naissent les songes
Sourire de plaisir aux anges de la nuit
Glisser dans la douceur d'une paix éphémère
Toile pastel d'un bonheur qui bientôt s'enfuit
Mémoire floue, imbibée d'un souvenir chimère
De la féerie s'imprégner de l'heure prolongée
Doucereuse lueur orangée d 'une aube nouvelle
Rêves qui s'étiolent sous les pleurs de rosée
La lune mourante emporte la nuit avec elle
Ouvrir les paupières et le jour recevoir
Coeur engourdi d 'une complainte céleste
Pleurer l'aquarelle d'une vie dans le noir
Supplique silencieuse pour l'aurore funeste.
Deux étoiles
Ce soir j'ai pris ma plume
J'aurai pu demander à la lune......
Mais cette question bien trop lu
La poser je n'ai pas voulu
Cet astre a pour fortune
La rondeur et la béatitude
Elle apporte en prélude
A la nuit,la plénitude
Et je sais d 'une flûte
Où elle jette son dévolu
Sur le chemin de l'univers
Joindre le pôle de la terre
Pour oindre les ténèbres
D'une lueur éphémère.
Illuminer les prières
Qu'au matin elle diffère.
Dans l'écrin de lumière,
Les rêves faire naître.
Dame lune est une chimère,
Muse,qui règne sur les ères.
Quand ,dans le ciel
Transparait le soleil,
Astre divin essentiel
Qui sur le monde excelle.
Partage de la voûte céleste
De deux étoiles immortelles.
Parfois éclipse partielle
Mais toujours fraternelle
La lune naît dans le rituel
Du célèbre coucher de soleil.
Douceur blanche
Le silence est tout blanc
Et la terre gelée s'endort
Le vent frappe le flanc
Du vieux chêne aux feuilles d'ors
Les cristaux recouvrent le banc
Sous la bise glaçant mon corps
Ebouriffant les moineaux en rang
Livrés à leurs tristes sorts
Le manteau immaculé de l'étang
Emprisonne un monde qui dort
Pas de douleur, ni cris,ni sang
Véritable parodie de la mort
L'hiver et son froid savant
Simule désolation sur le monde d'alors
Mais en mon coeur,tel un volcan
L'amour pour toi brûle très fort
Chaleur d'un hier dans l'été d'avant
Languitude de nos âmes en accord
Froideur du cristal dans le matin givrant
Fondante passion sans aucun remords
Beauté dans la blancheur du levant
Effaçant,à mes yeux le froid qui mord
Paix sur décembre et mon être rêvant
A la douceur de tes baisers que j'adore.
Réalité
Cette femme qui ce matin.
Défaite de sa robe de satin.
Aux courbes dignes d 'un dessin.
Dans le miroir pleure son destin.
Se devine sur son visage.
Des lignes de mauvais pressage.
Du temps qui amorce des sillages.
Empreintes sévères des ans qui passent.
Demain que deviendra la beauté,
De cette peau lisse et fruité.
Charme et attrait incontesté.
Qui bientôt ne sera que " passé "
Doucement s 'estompe la jeunesse.
Qu' inconsciemment on veut éternelle.
Triste réalité dans la glace que ce reflet.
De l'image naissante de la vieillesse .
Souffrance de femme
Fuir une vie
Glisser dans l'oublie
Effacer l'amertume
Arpenter le bitume
Courir sans savoir
Pleurer dans le noir
Crier sa colère
Sa douleur sévère
Refuser les brimades
Même devenir nomade
Amorcer une cassure
Ne plus endurer la blessure
Dénoncer l'excision
Condamner l'ablation
Partir sans remord
Faire reculer la mort
L'homme prend un droit
Que nul ne lui octroi
Punir telle pratique
Marquer la symbolique
La femme est entière
Un être de première
Sa chair lacérée
Ne peut être toléré
Fuir cette vie
Espérer le sursis
Que la poudre du bonheur
Recouvre cette horreur
Mais toujours sur les tissus
Ces marques seront sans issues
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