hebergement d'image


hebergement d'image


Poème tristesse suite


Le mal
Souffrance de femme
Pensées noires
Larmes d"amour
Rêverie en surplomb
Jadis
Aveux
Le vieux



   Le mal 

La vie est puissance
Quand la santé est présence
Profiter sans créance
Bonheur sans ordonnance

Les heures sont régales
Les pensées sont frugales
Vivre et bouger sans égal
Quand le coeur est fringale

Si le mal tout à coup te ronge
Alors s'effacent les songes
Tes jours se font forlonge
Et les soins sont mensonges

Quand l'hopital t'es promesse
Alors ton esprit te blesse
Ton coeur est détresse
Qui t'apporte faiblesse

Réfléchir est impossible
Le noir sans cesse te cible
Le pire est alors accessible
Et mourir te semble crédible

Obnubiler et anéantie
Tu souhaiterais garantie
Que demain sera dans ta vie
Sans conditions et guérie

La crainte tu voudrais envoler
Sourire tu aimerais afficher
L'inquiétude pouvoir oublier
La sérénité tu voudrais retrouver.





     Souffrance de femme 

Fuir une vie
Glisser dans l'oublie
Effacer l'amertume
Arpenter le bitume
Courir sans savoir
Pleurer dans le noir
Crier sa colère
Sa douleur sévère
Refuser les brimades
Même devenir nomade
Amorcer une cassure
Ne plus endurer la blessure
Dénoncer l'excision
Condamner l'ablation
Partir sans remord
Faire reculer la mort
L'homme prend un droit
Que nul ne lui octroi
Punir la pratique
Marquer la symbolique
La femme est entière
Un être de première
Sa chair lacérée
Ne peut être tolérée
Fuir cette vie
Espérer le sursis
Que la poudre du bonheur
Recouvre cette horreur
Mais toujours sur les tissus
Ces marques seront sans issues.





  Pensées noires

Mes mots sont noirs
Tu me dis triste
Pensées désespoir
Et qui t 'attriste
 
Ton attention me touche
Mon coeur blessé
Ta parole retouche
Un texte édité

Sourire tu demandes
Texte plus bleu tu voudrais
Jeu de lettres tu inventes
Sur le visage un rictus renait

La nature est ainsi
Mon âme a souffert
Et sur mes envies
Le noir est offert

Oublier un moment
Sans doute est faisable
Mais toujours le présent
De larmes est déplorable.





    Larmes d'amour 


Je suis triste, je pleure,j'ai mal
Mon coeur cogne dans ma poitrine
Le chagrin me vide, presque fantomal
Mes heures teintées d'humeur chagrine

Tu me quittes par tes mots déposés
Presque distants sans trouble ostentatoire
Sur cet écrit, mes maux écartés
Mépriser ma douleur, la rendre dérisoire

Esprit torturé d 'idée mortifère
Colère retenue, rongeuse, pernicieuse
Visage inondé de perles diamantifères
Tristes reflets d'une souffrance séditieuse

Déchirure dans mon âme affliction
Hurlant ma peine et le destin récriminer
Avenir de ténèbres aux étoiles éviction
L'adieu est douleur dans l'amour dispenser.



  Rêverie en surplomb 


La mer est un miroir où je contemple mon âme
Plonger dans les abysses aux reflets ébaubisses
Recherche d'une lumière à l'auréole d 'hier
Panser mon amour et bercer mes larmes oubliées
Chasser de mon esprit l'image du mépris.
Lever dans la nuit mon regard incompris
Trouver dans les étoiles une route exutoire.
Offrir à mon coeur,un souffle de douceur
Absoudre mes erreurs pour oublier les rancoeurs
La passion est mienne et les mots sont oraisons
Pour l'espoir en la vie et en un bonheur promis.
Attendre mon prince et enfin goûter mon destin.


    Jadis


J'étais gai comme un pinson
-Je suis triste et moribond

J'étais sollicité et apprécié
-On me fuit et reste oublié

J'étais beau et fringuant
-Je suis sale et puant

Je possédais une belle maison
-A présent, je vis dans un cabanon

Ma famille me renie
-Je suis un Rémi

Seul avec mes souvenirs
-Pourquoi songer à mon avenir?

L'existence est girouette
Qui tourne et fait pirouette
Mes jours sont tourments
Que m'apportent les vents

Comment faire cesser ce tourbillon ?
Qui  fait de ma vie ,un gouffre sans fond
Chimère que réussir dans la vie
Quand tu omets de réussir ta vie.



     Aveux 

Derrière la vitre où ruissèle fortement la pluie
Suivant d'un regard passif cette rivière de larmes
Douce mélodie des gouttes sur les toits de glui
Atmosphère lourde sur un matin gris et sans charme

Des aveux partagés dans ce moment de pleine confiance
Allégeant mon coeur du fardeau pesant de mes secrets
Comme ce ruisseau lascif caressant par défiance
L'esprit torturé,dans ce corps rongé de regrets

Le sel de mes yeux embrume les images du livre
Triste conte d'une existence aux plaies béantes
Souffrance à vif euphorisant ma raison et l'enivre
Magie de l'oublie sous cette onde aux arômes grisantes

Maussade le ciel aux couleurs de mon coeur qui saigne
Souvenirs blessants comme une lame issue d'un abime
Fondre dans l'averse,dissiper son être que la vie dédaigne
Survoler ce monde,comme l'aigle,que son vol sublime.




  Le vieux 


Quand le vieux eut fini de parler
Le poids du silence plombait la pièce
Les visages pâles semblaient figés
La stupeur,le dépit marquaient les faciès

Les questions teintaient les regards
Cherchant dans le vague une affirmation
Les mots comme en échos laissaient hagard
Le sage était résigné dans sa désolation

Sur le jardin de sa vie aux mille pétales
Le fardeau des années,dans une lente oraison
Egrenant ses forces dans les bises fatales
Agonie de la rose,au crépuscule d'une péroraison

La brume de la terre endormie dans l'aube nouvelle
L'odeur acre des champs fraichement retournés
Dans le couchant,paix de la nature aux lueurs rebelles
Indélébile magie du jour,dans son coeur gravée

Travailler sa terre lui est maintenant impossible
Se résoudre à vendre dans la souffrance d'une lame
Les ténèbres s'abattent sur cette existence fragile
Vieillesse d'un corps,chair meurtrie,douleur de l'âme.





 
 



Créer un site
Créer un site