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Poème Nature
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La  Bretagne
Le pont
Béatitude
Le confident
En mer
Les nuages
Torpeur d'automne
L'hiver en image
Dame nature
Monde d'ailleur
Grande dame
Triste saison
           Le printemps
Nature
Le jardin 
Le cyprès 







    La Bretagne 

Dans la brume du matin
Effaçant mon rêve coquin
Mon coeur se ravit du voyage
Evasion nocturne sur ton rivage

De toi je suis sous le charme
Ta beauté me tire une larme
Etendue profonde aux côtes fabuleuses
Abysses insondables et mystérieuses

Quand sur la falaise à toi je fais face
Insignifiante et subjuguée je m'efface
Dans le tumulte de tes ardeurs
Les rochers essuient tes fureurs

Impossible beauté allier au merveilleux
Le malheur tu engendres, périples audacieux
Combien de vies as tu englouties?
Combien de marins pour toi ont péri?

Attirante on te brave sans cesse
Ensorceleuse tu te fais pécheresse
Sur tes rivages mon coeur a jeté l'ancre
Dans mes murmures pour toi j'use d'encre.

?Marie.C



Le pont


Elégant et charmant
Aux couleurs fleuries
Invite et accueillant
Te traverser tu donnes envie

Source de ce ru d'été
A l'abysse noire et profonde
Qui l'hiver peut t'emporter
Elle est puits sans fond 

Alimenter un vieux moulin
Plus de roue ni de blé
Faire rêver reste ton destin
Car prestance tu as sauvegardé

Petit pont aux vieilles pierres
Enjambant allègrement la Dhuys
A l' allure fringante et fière
Te détruire que jamais ne puisse.

?Marie.C



Béatitude

Dans les doux prémices du vent d'octobre
Offrir mon visage aux caresses de la brise
Les paupières closent sur un esprit sobre
L'été à l'agonie pour l'automne lâche prise

Seule et sans but marcher et me sentir libre
Humer les senteurs des feuilles qui se meurent
D'une saison muse insufflatrice du félibre
Et entendre mon coeur sourire à cette langueur

J'aime dans le silence de la forêt dénudée
Me ressourcer dans le délice de la solitude
Instant  privilégié que cette balade enchantée
Où mon âme navigue sur un océan de plénitude

Râle de l'été dans le souffle d'une légère rafale
Le voile de la nuit enveloppe cette nature stérile
Songer à rentrer, abandonner cette dame philosophale
L'automne est saison chère à mon coeur fébrile.

?Marie.C




 Le confident

Contre lui m'adosser
Son murmure écouter
Mon coeur lui confier
Dans l'intimité lui parler

Mes lourdes paupières fermer
Mes pensées il faut rassembler
Mon amour cacher lui avouer
Et mon âme pour un moment déposer

Le bonheur,auprès de lui espérer
A ses mots toujours me fier
Le temps à jamais savourer
Pour cette vie, à genoux prier

Sur l'écorce nos prénoms graver
Eros et sa flèche dessiner
Nos mains et nos corps enlacer
Dans ton ombre,notre passion sceller

Arbre aux secrets souvent solliciter
De larmes tu sais t'abreuver
De baisers et de rires t'enivrer
Car la joie tu peux subodorer

Dans le soir doucement songer
Que mon souhait un jour exaucer
Nous deux revenir remercier
Le chêne qui un jour m'a vu adosser.

?Marie.C



    En mer 

Mon coeur,lourd de toi, chavire
Comme l'allure sabordée, d'un navire
Sur cet océan houleux et noir de larmes
Qui me retient trop loin de tes charmes

Ame en peine, alanguit d'une passion éperdue
Cherchant l'étoile dans cette étendue
Divine brillance qui me guidera vers ce port
Avec un immense espoir comme seul passeport

Dans les reflets azur de l'immensité infinie
Je cherche dans l'écume frappant la coque ternie
Par besoin,le dessin merveilleux de ton image
Unir nos âmes errantes sur cet océan sauvage

Dans mon voyage mystérieux sous dame lune
Où dansent sur mes rêves le paradis de dune
Au delà des lames et de la tempête
Te rejoindre par l'esprit en fête

Bercé dans la solitude de mes ténèbres
Par les sirènes et leurs mélodies célèbres
Appel lugubre et secret dans ma nuit tristesse
D'un amour qui abat la plus lourde forteresse

Graver en ma mémoire ta silhouette dans le vent
Séchant de ton regard les perles du tourment
Au plus vite revoir cette terre où vit l'amour
Et dans mes bras serrer l'astre de mes jours.

?Marie.C




    Les nuages

Dans le ciel,les nuages
Sont comme des images
Que l'on voit sous différent visages
Et qui laissent des messages

Blanc chargé d'espoir
Cotonneux à souhait
Noir aux reflets désespoir
Qui se veulent laids

Formes données par l'imagination
Dans eux planent des ambitions
Sculpter les rêves sans dérision
Ressurgir d 'anciennes passions

S'évader dans le céleste
Imaginer l'anges qui sieste
Rire,chanter dans l'écrin modeste
S'envoler et la pensée se moleste.

?Marie.C




 Torpeur d'automne

Dans le gris de l'automne
L'été va mourir
Et dans l'aube monotone
La nature s'endormir

Au souffle du vent scélérat
Les feuilles jaunies frémiront
Résister en vain dans ce combat
Car en danse macabre tomberont.

L'arbre impuissant, pleure son ramage
Dans une morne complainte silencieuse
Dénudée, la forêt revêt l'hivernage
Lente agonie d'une saison  fallacieuse


Erigées comme des glaives vainqueurs
Les branches émaciées,spectraux perchoirs
Donnent asile aux noir corbeaux prédateurs.
Image sinistre illustrant les grimoires.

Dans les frimas de l'hiver et de la neige
Les coeurs nus sombrent dans la torpeur
Manteau de silence et bouton perce-neige
Prémices du printemps et de sa douceur.

?Marie.C



L'hiver en image

L'hiver et son manteau blanc
Recouvre des ses diamants
La terre engourdit par le froid

Le sapin alourdit de neige
Esseulé dans l'impassible manège
Fier de cette éphémère beauté

Décembre est un miracle de lumière
Illuminé de la rose trémière
Rayon de soleil en cette morne saison

La froidure étale sa sentence
Le monde plongé dans le silence
A mes yeux ravissement du paysage.

?Marie.C



Dame nature

Beauté si pure
A l'air si tendre
Regard impure
Laissez vous prendre

Remplir vos yeux
Graver vos coeurs
Merveilles des cieux
Vibrer les choeurs

Amour tu abrites
Sans rien quémander
Louanges tu mérites
Vies tu sais garder

Souvent tu danses
Dans le vent léger
Mais blessure tu panses
Dans la tempête affliger

Senteurs subtiles
L'âme tu enchantes
De peines tu es asiles
Paix dans tes adiantes.

?Marie.C




     Monde d 'ailleurs

Sur la terre lointaine
Au sol aride de vie
De tes pleures fontaine
Tu suscites l'envie

Déposer la joie en larme
Refleurir cette terre algide
Sourire et offrir le charme
D'un bonheur né de l'abside

Que souffle le vent divin
Apportant l'eau à la drenne
De son aile  geste nervin
Que la vie de la terre s'éprenne

Breuvage pur et favorable
Sur la graine encore raffermit
Diffuse sur ce monde affable
Et renaître la dame endormit

Terre lointaine qui abrite les âmes
Soleil brûlant, étale les ombres
Pays de lumière qui endosse le blâme
S'épanouir les fleurs des décombres.

?Marie.C



  Grande dame

La nature est une dame
La terre est son amour
L'univers son bonheur
Les étoiles ses sourires
Les astres ses yeux
Les beautés qu'elle nous offre
Sont ses cadeaux.

?Marie.C



Triste saison

Quand résonne le chant du flavert
Sur la forêt qui s'endort
Dans les prémices de l'hiver
L'automne sème ses feuilles d'or

Valse de tutus mordorés
Le petit rat tourbillonne
Gracieuse voltige élaborée
Du feuillage qui papillonne

Bientôt ne subsisteront
Que de fines silhouettes
Branches lisses où dormiront
Les frêles alouettes

Le souffle glacé de la bise
Hurlera son chant funeste
Dans la froidure,seule l'iphise
Vers une proie odorée,se preste

La nature doucement sommeil
Engrenage du cycle de la vie
Ronde fragile du vert au vermeil
Passé les frimas,la douceur ravie.

?Marie.C
 


   Le printemps

Le printemps se fait désirer
A un hiver froid et rebelle
L'attente d'un vol d'hirondelle
Semble un cadeau mérité

Voir enfin le perce neige pointer
La jonquille, présenter sa dentelle
De sa couleur , jolie demoiselle
Face au soleil, saura rivaliser

La branche et ses bourgeons éclatés
Dressés comme des sentinelles
Arborant  pétales en coupelles
Brillants, en une boule sucrée

Le pinson dans l'aube enchantée
Sifflera sa joie de sa ritournelle
Dans les rayons d'une saison nouvelle
Que les beaux jours sont annoncés

Les longues heures seront oubliées
Les frimas  et les soirées de veille
Pour enfin entendre de la tourterelle
Que le printemps est maintenant arrivé

?Marie.C
 
 Nature 
 
Belle nature qui aujourd'hui s'éveille.
Et qui nous enchante de sa treille.
Palette innombrable qui m'émerveille.
D'aucun peintre n'avait ta pareille.
Pour partager avec nous l'essentiel
Printemps qui de sa lumière apporte le réveil
L'été! et sa clarté qui vient du ciel.
L'automne! danse des feuilles aux teintes pluriels.
L'hiver! froid et neige , tu es en veille.
Ton arrivée est une joie partielle 
Car toutes tes saisons sont démentielles
Dame nature et ta ronde providentielle.
Tu fais de moi une admiratrice inconditionnelle.
Aux inconscients, te salir je déconseille .
Car terre fragile ton équilibre je surveille.
?Marie.C

 
   Le jardin 
 
C'est un petit coin de bonheur 
Pour les animaux butineurs 
Campé sous les saules pleureurs
Il m'offre des moments fraîcheurs
 
Voltigeant de fleur en fleur
Le papillon se fait chineur 
Nous gratifiant de ses couleurs
Par son vol léger et planeur 
 
Sous le souffle du vent effaneur 
Sur ma joue, caresse douceur
M'enivrant de fortes senteurs
D'une reine chère à mon coeur
 
Sérénité et oublie des heures
Le jardin laisse rêveur
Le silence venu d'ailleurs
Invite l'esprit flâneur
 
Paradis aux parfums charmeurs 
Endiguant mes pires humeurs 
Loin de la ville et ses clameurs
Son acquisition est pur bonheur.
 ?Marie.C
 


Le cyprès

Dessinée sur l'aube qui enfin renait
La pointe du cyprès se met à ondoyer
Esquissant une ombre au sombre reflet
Pressage d'une journée chaude et ensoleillé

Sortir du sommeil et oublier les mauvais rêves
Ces images venues d'un ailleurs inconnu
Des semblants d'une vie échouée sur la grève 
Mais qui génèrent en toi une angoisse retenue

De la fenêtre ouverte je peux sentir les odeurs
Fraicheur de la nature transportée par le vent
Magnifique spectacle offert par le ballet des fleurs
Dans le silence, le papillon et la brise sont amants

La vie à son prix, dont la quête du bonheur
Dans cet océan des souhaits inassouvis
Les abysses  les plus noires enserre mon cœur
Terrassée par le mal, je sais à présent le prix de la vie

Quand le crépuscule dessinera l'ombre du cyprès
Les regards ne seront plus que peine et désespoir
Dans l'inertie de ce murmure sans après 
L'aube va enfin renaître dans l'agonie du soir.

?Marie.C



Tous mes textes sont protégés sous Copyrigth


 
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