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Poème Nature 
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Nature
Le jardin
Le cyprès
Le printemps
A bout de forces

 Nature 
 
Belle nature qui aujourd'hui s'éveille.
Et qui nous enchante de sa treille.
Palette innombrable qui m'émerveille.
D'aucun peintre n'avait ta pareille.
Pour partager avec nous l'essentiel
Printemps qui de sa lumière apporte le réveil
L'été! et sa clarté qui vient du ciel.
L'automne! danse des feuilles aux teintes pluriels.
L'hiver! froid et neige , tu es en veille.
Ton arrivée est une joie partielle 
Car toutes tes saisons sont démentielles
Dame nature et ta ronde providentielle.
Tu fais de moi une admiratrice inconditionnelle.
Aux inconscients, te salir je déconseille .
Car terre fragile ton équilibre je surveille.
Marie.C



 
   Le jardin 
 
C'est un petit coin de bonheur 
Pour les animaux butineurs 
Campé sous les saules pleureurs
Il m'offre des moments fraîcheurs
 
Voltigeant de fleur en fleur
Le papillon se fait chineur 
Nous gratifiant de ses couleurs
Par son vol léger et planeur 
 
Sous le souffle du vent effaneur 
Sur ma joue, caresse douceur
M'enivrant de fortes senteurs
D'une reine chère à mon coeur
 
Sérénité et oublie des heures
Le jardin laisse rêveur
Le silence venu d'ailleurs
Invite l'esprit flâneur
 
Paradis aux parfums charmeurs 
Endiguant mes pires humeurs 
Loin de la ville et ses clameurs
Son acquisition est pur bonheur.
Marie.C

 


Le cyprès

Dessinée sur l'aube qui enfin renait
La pointe du cyprès se met à ondoyer
Esquissant une ombre au sombre reflet
Pressage d'une journée chaude et ensoleillé

Sortir du sommeil et oublier les mauvais rêves
Ces images venues d'un ailleurs inconnu
Des semblants d'une vie échouée sur la grève 
Mais qui génèrent en toi une angoisse retenue

De la fenêtre ouverte je peux sentir les odeurs
Fraicheur de la nature transportée par le vent
Magnifique spectacle offert par le ballet des fleurs
Dans le silence, le papillon et la brise sont amants

La vie à son prix, dont la quête du bonheur
Dans cet océan des souhaits inassouvis
Les abysses  les plus noires enserre mon cœur
Terrassée par le mal, je sais à présent le prix de la vie

Quand le crépuscule dessinera l'ombre du cyprès
Les regards ne seront plus que peine et désespoir
Dans l'inertie de ce murmure sans après 
L'aube va enfin renaître dans l'agonie du soir.
Marie.C




   Le printemps

Le printemps se fait désirer
A un hiver froid et rebelle
L'attente d'un vol d'hirondelle
Semble un cadeau mérité

Voir enfin le perce neige pointer
La jonquille, présenter sa dentelle
De sa couleur , jolie demoiselle
Face au soleil, saura rivaliser

La branche et ses bourgeons éclatés
Dressés comme des sentinelles
Arborant  pétales en coupelles
Brillants, en une boule sucrée

Le pinson dans l'aube enchantée
Sifflera sa joie de sa ritournelle
Dans les rayons d'une saison nouvelle
Que les beaux jours sont annoncés

Les longues heures seront oubliées
Les frimas  et les soirées de veille
Pour enfin entendre de la tourterelle
Que le printemps est maintenant arrivé
Marie.C







A bout de Force



A bout de forces, vidée lentement de sa sève
Ébranlée par les bourrasques de novembre.
Danse lugubre d'une agonie longève
Privant les branches de leurs membres.


Parfois en chute douce, rousse valseuse
Déposée comme une belle en dentelle
Portée par le vent, légère et gracieuse
Mourante, pour une saison nouvelle


L'automne s'installe sur la nature somnolente
Les arbres ne sont plus que spectres filiformes
Les buissons dévoilent leurs entrailles accueillantes
L'écureuil s'endort dans un trou du vieil orme

Bientôt la pluie balayée par le vent mauvais
Transformera la foret en troncs nus et tristes
Sol recouvert d'un tapis mordoré très épais
Sous mes pas, crisse ce paysage philoneiste.

Marie.C




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