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Les poèmes de Armand ESPARTERO

"Armand Alexandre Mando Espartero"













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Son site :  Perinelle, terre de feu





Marie Laurencin
La Dame de Bali






MARIE LAURENCIN (Extraits) MARIE LAURENCIN (1883-1956


Tes faces superbes, lumineuses, éveillent le silence où s`endort, heureuse, la claire providence purgeant de l`aquarelle,
les entrailles sanguines quand se délacent, des ciels les ombres purpurines.
La douce pâleur des joues aux fossettes mafflues mollement se dénoue au vent tiède des nues.
Du regard qui s`élance à la bouche offensée, tes lumières se balancent en pointes faiencées.
De tes doigts harmonieux sur porcelaine de Sèvres, tu entraînes nos yeux à caresser ces lèvres que Chanel,ton amie,
entrouvre avec passion quand Picasso renie,aux mornes prétentions,le dandysme de Gide, la finesse de Cocteau,
de Maugham, impavide, Pacabia, le mytho.
Tu caresses de la plume de délicieux poèmes, à l`heure où Jean Marais assume sa passion anathème.
Pour toi, Max Jacob confesse sa gourme, sans équivoque,fait de toi la princesse de ces matins en toc où
perlent des larmes délogées des nuits parisiennes que l`aurore a purgées pour mieux se les faire siennes.
Marie, ton nom égare ceux qui viennent s`enivrer au comptoir de ces bars qui les veulent délivrer...
Je poserai, demain, sur la peau du cercueil qui te lie, un bouquet de jasmins... juste après l embellie.

armand mando espartero
Copyright 2009





LA DAME DE BALI


Les algues s enlaçaient, sous la flore saline, je les voulais cueillir pour la dame de Bali, celle qui pour moi ,
peignait ses lèvres purpurines, m`offrait le satin clair de sa parure de lit.
J`ai croisé son regard de cristal dans Paris, au matin de Décembre, je crois...
A son passage, la Seine s`est tarie, les fontaines ont pris froid...
Sa robe scintillante, aux illets de dentelle, flottait dans l`air glacé...
Je la voyais douce... tellement belle dans la ville où la neige trépassait.
Je savais ses envies de courir dans le feu, de dénuder l`espace, de mieux l`apprivoiser;
je voulais ourler entre ses yeux de petites torpeurs, avant de patoiser en langage magique, en dialecte kannara...
Le parfum de sa peau satinée de sultane élevait en volutes, les plis de son aura soufflés de l`encolure de sa sarbacane.
Moi, qui avais plongé dans ses rêves salés pour atteindre ses fièvres, marchais à ses côtés, essayant d`emballer,
du murmure de ses lèvres, les moues de sa bouche offensée...
J`irai noyer mon ombre sous son ombrelle quand les jardins auront pansé les plaies du vieil hiver, sous la tonnelle;
Le printemps ensoleillera nos étreintes.
Nous ferons dans les allées de Bagatelle, des promenades, quand l`aube s`éreinte, dans l`air ouaté d`ultimes étincelles.

armand mando Espartero
Copyright 2004
 

  • espartero marie-line dit :
    18/3/2017

    3/5
    Felicitations pour tes oeuvres et joyeux anniversaire

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